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¡Aprender a volar en Bucaramanga!

¡Holà! ¿Qué tal?
Bueno, après les joies et les découvertes dans le monde aquatique à travers la plongée sous-marine, il était temps d’essayer d’apprivoiser un nouvel élément… l’air!!! L’homme a toujours voulu voler tel un oiseau et pouvoir profiter de prendre de l’altitude et pratiquement sans aucun effort, grâce aux thermiques, monter haut dans le ciel et observer notre monde vu d’en haut.

Naviguant déjà entre mes passions que sont l’escalade et le trail et ayant deux amis qui font déjà du parapente, il n’a pas fallu que je me questionne trop longtemps pour que moi aussi je me lance dans ce monde magnifique du vol libre. En ayant pris mon Lonely Planet, je suis tombé rapidement sur Colombia Paragliding qui semblait être l’endroit parfait pour ce nouvel apprentissage… et je ne me trompais point! Un mail à Russell, instructeur d’Alaska vivant depuis 10 ans à Bucaramanga, et je me retrouve le 1er mai à l’hostel El Nido (Le Nid). Nous sommes dimanche, day-off pour les instructeurs et étudiants, je profite d’aller faire les courses en compagnie d’Andreas, qui effectue ces derniers jours des 10 jours de formation, puis de me reposer après une nuit de voyage, depuis Santa-Marta, équivalente à une nuit blanche. L’hostel est situé à 100 mètres du terrain de décollage, ce qui est assez privilégié pour apprendre le parapente 😜.

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Le site Las Aguilas

Le lendemain, je passe ma journée à faire des gonflages sur le terrain tout en regardant avec envie Andreas et Owen, les deux étudiants du moment, décoller, voler et atterrir 1 km plus loin avant de se faire remonter avec le van de l’école…
Une des bibles pour le pilote débutant « The Art of Paragliding » de Dennis Pagen devient ma lecture quotidienne car notre instructeur n’est pas vraiment un fan de théorie et il nous faut donc principalement l’apprendre par nous même.

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Réglages de la sellette et apprentissage de comment s’asseoir et sortir de celle-ci lors du déco ou de l’atterro

Le deuxième jour, rebelote avec les gonflages le matin, puis l’après-midi court vol en tandem afin d’avoir une première sensation en effectuant quelques huits et virages dans les airs. Un peu trop court à mon goût et je commence à avoir la boule au ventre puisque je suis censé effectuer mon premier vol en solo le lendemain..!

Chaque matin, Sarita (Sara), colombienne d’une bonne cinquantaine d’années, nous prépare un petit-déjeuner et si on est un peu en retard et que le temps est idéal pour voler, on peut entendre notre prénom suivi de «desayunoooo» (petit-déjeuner) à travers la porte du dortoir, une vraie maman pour toute l’équipe qui loge ici 😜.

Le troisième jour est pluvieux, rien de spécial ne se passe donc à l’hostel le matin, mais puisque cet endroit est juste unique et que même si le matin il pleut, cela ne signifie pas que la journée est foutue! Car, ici, le credo est que l’on peut voler 350 jours par année! Dès qu’il arrête de pleuvoir, le sol sèche à toute allure. En milieu d’après-midi, notre instructeur se pointe et me donne une autre aile (celle pour les gonflages est une vieille aile qu’on utilise quasiment que pour l’apprentissage). Je me retrouve au terrain de décollage, m’équipe et lance un petit « François radio check !? » à la radio. Je reçois le « Copy » par mon instructeur qui m’attend à l’atterrissage et puis enfin me lance… En moins de deux je me retrouve dans les airs et après quelques secondes je me rends compte où je suis et me dis intérieurement « mais bordel, qu’est-ce que je fous là ?! ». Le son de la radio me rappelle à la réalité, Russell me guide depuis le sol « follow the plan, straight to the landing zone, lean right, good, make your eight, keep watching on the landing zone, stay in the box, right, right, the other right left, now final, final, FINAL!, flaaaare », à mon tour à la radio « François landing! »! Le plus dur est fait, le premier vol! Check à Owen et Andreas et on monte dans le van, je fais partie de la team! Quatre autres vols cet après-midi là, je rentre à l’hostel avec le monstre smile et reçoit mon t-shirt de l’école ainsi que mon logbook 😊.

Un couple est arrivé à l’hostel, Yvonne et Yann (leur blog de voyage), qui sont là pour commencer la formation également… et devinez d’où ils viennent ?! Lausanne! Sans qu’on le sache au départ, on sera ensemble pour un bon moment :).

Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas, chaque vol est une nouvelle expérience, chaque atterrissage est différent et plus ou moins réussi. Un jour j’arrive à prendre un thermique qui me monte de 400 mètres d’altitude en quelques minutes, trop beau! Quelques ridge soarings en fin d’après-midi jusqu’à 45 minutes de vol me change de mes vols qui durent seulement 4 à 6 minutes ;).

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Ground handling (apprentissage de la gestion de la voile au niveau du sol) à l’aide de la speed wing
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Avec vue sur Bucaramanga 🙂

Durant le premier week-end où je suis au site Las Aguilas, une compétition de spot landing, comprenez atteindre la cible sur le terrain d’atterrissage, réunit une quarantaine de pilotes colombiens. Nous ne pouvons donc pas voler, mais le spectacle en vaut la peine! Il y’a même un des pilotes du coin qui monte grâce à un para moteur et se jette avec son parapente afin de faire de l’acro!

Les pilotes/étudiants se succèdent à l’hostel. Tony, un anglais avec qui Yann et Yvonne ont plongé au Honduras durant leur Divemaster, nous rejoint; Julie une ancienne étudiante de l’école vient pour participer à la compétition (pas si facile d’après elle 😉); Annabelle, française que j’ai croisé à Santa-Marta; Mitch, un pilote et prof de ski valaisan; etc. Toujours une joyeuse équipe pour apprendre, vivre, sortir et faire à manger ensemble dans notre maison partagée El Nido ☺.

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L’un des soupers en compagnie de Yann, Tony, Yvonne et Annabelle!

Après pas loin de quarante vols, je finis mes dix jours de formation. Je me dirige à 2-3 heures de Bucaramanga à La Roca, une superbe auberge perchée au bord d’un des bras du Canyon du Chicamocha. Plusieurs centaines de voies d’escalade sont équipées à quelques minutes de l’hostel tenu seulement par des grimpeurs. Ambiance que j’aime par dessus tout 😊.

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La réception et le shop de l’auberge

Petite course le soir jusqu’au village pour découvrir les environs.

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Le village de Los Santos

Rencontre de Martin, un français qui a donné comme fil rouge pour son voyage l’escalade et qui est également un très bon traileur (participation à la CCC pour ceux qui connaissent 😉), les discussions sont donc bien intéressantes puisque nous avons deux passions en communs.

Yvonne me rejoint le lendemain, pendant que Yann finit sa formation à Bucara. On loue du matos pour la journée et on passe l’après-midi à grimper. Le niveau n’est pas au beau fixe, mais la roche est magnifique et j’ai un énorme plaisir à regrimper après plus de 8 mois d’arrêt… Le but était de retourner le lendemain à Bucaramanga pour aller voler le jour d’après au Chicamocha Canyon avec toute l’équipe de l’hostel, mais Richi nous fait parvenir un message que le van est en rade et qu’on peut donc rester une nuit de plus à profiter de cet bien cool endroit.

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Première en extérieur pour Yvonne 😉
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Vue assez cool depuis les falaises
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Agonie dans un 6a….

Après une journée bien tranquille à; lire; faire du stretching dans la salle de yoga; faire un workout; courir un peu de dénivelé du haut en bas et du bas en haut de la vallée; et profiter de se cuisiner de bons repas avec les légumes du coin ou de profiter des mets et du pain maison de l’hostel; on passe une nuit bien fraîche et prenons le bus pour rejoindre El Nido. Ressourcé de ces 3 jours dans un environnement et une nature bien reposante pour l’esprit, on retrouve ceux resté à l’école.

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Vue depuis la salle de yoga
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Les petites cabanes où l’on dort 🙂

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Le lendemain matin, départ pour le Canyon de Chicamocha! Nous sommes fin excités par ce vol tant espéré! Après 2 heures de route, nous arrivons enfin à la place de décollage. Briefing sur le site de vol et de l’endroit où atterrir et Richi, notre deuxième instructeur et propriétaire de l’école, décolle pour ensuite pouvoir nous guider lors de l’atterrissage. Nous nous retrouvons chacun notre tour en l’air après un décollage plus ou moins réussi.

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La brochette de suisses!

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Briefing sur le vol
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Deux vaudois et un valaisan 😛
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Belle pub pour l’école!
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Notre ami et instructeur Richi près au décollage 😉

Mon plus beau vol jusqu’à maintenant, de magnifiques courants heurtant la montagne nous permettent de monter en altitude et d’expérimenter un peu plus les possibilités de notre aile et de gérer notre vol par nous-même. Le décor est énorme! Une vingtaine de minutes de vol plus tard, la perte d’altitude progressive oblige chaque pilote à se poser l’un après l’autre sur une route longeant la rivière.

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Vue depuis le déco avec l’un des élèves au loin

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Yann atterrit juste avant moi
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La zone d’atterrissage entre camion et rivière 😉

Nous rentrons ensuite à Bucara en se remémorant notre premier vol en dehors de la zone école :). Organisation l’après-midi de notre départ à Médellin avec le bus de nuit. Et, Yvonne, Yann et moi disons au revoir à toute l’équipe tout en sachant qu’un mois plus tard je serai de retour pour récupérer l’aile commandée en Autriche et pour voler quelques jours! Hasta pronto!

Published inColombie

2 Comments

  1. Christine Cretin Christine Cretin

    Super toujours beaucoup de plaisir à lire ton périple aventureux et sportif.
    Profite bien car ici l’été a de la peine à venir…on investit dans les bottes de pluie!
    Encore de beaux vols et plein de magnifiques endroits à découvrir.
    Bises de parrain et marraine

  2. Tu m’as donné envie de commencer le parapente ! C’est magnifique !!

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